NOS CONSEILS

Plonger en toute sécurité

En cette période estivale propice aux baignades et aux voyages, la plongée est une activité particulièrement plébiscitée !

Toutefois, elle expose l’oreille et le système vestibulaire à des contraintes physiques uniques.


↘️ En descente, la pression augmente, pouvant entraîner un barotraumatisme de l’oreille, voire une atteinte de l’oreille interne : c’est plus particulièrement l’audition qui peut être touchée.

↗️ Lors de la remontée, notamment après une plongée longue ou profonde, un accident de décompression, lié à l’azote dans le sang qui n’a pas eu le temps de se diluer, peut provoquer des atteintes vestibulaires variables.



Le Docteur Juliette Housset, médecin ORL, spécialiste de la prise en charge des barotraumatismes


Nous rappelle 5 points clés, entre idées reçues et réalités médicales :

👉 Ne pas plonger enrhumé ou avec une congestion nasale : le défaut d’équilibrage favorise le barotraumatisme, voire des lésions cochléovestibulaires irréversibles.

👉 Ignorer un vertige en plongée, mais également dans les heures qui suivent la plongée : il peut traduire un accident de décompression vestibulaire de l’oreille interne.

👉 Respecter un délai d’au moins 24h avant un vol aérien : cela limite le risque d’accident de décompression retardé, pouvant entrainer vertiges sévères ou perte auditive.

👉 Négliger une baisse brutale d’audition ou des acouphènes post-plongée : ces symptômes peuvent indiquer une atteinte de l’oreille interne et nécessitent une consultation ORL urgente.

👉 Vérifier l’absence de bouchon de cérumen : un obstacle mécanique peut créer une stimulation calorique unilatérale, pouvant entraîner vertiges rotatoires ou nausées transitoires et bénins.


Enfin, le Docteur Juliette Housset nous rappelle de rester vigilant au moindre signe de gêne : toute symptomatologie auditive ou vestibulaire après une plongée doit conduire à une évaluation ORL spécialisée, pour ne pas méconnaître une atteinte parfois irréversible.